


Avant d’aborder la question de la destruction d’une bambousaie, il est essentiel de comprendre pourquoi le bambou constitue un actif de grande valeur pour un agriculteur.
Le bambou est une culture pérenne particulièrement avantageuse :
Au-delà de ses performances agronomiques et économiques, le bambou s’inscrit dans une logique de valorisation et de transmission de son patrimoine agricole.
La culture du bambou améliore la valeur d’une exploitation selon les trois approches classiques :
1. Valeur comptable
2. Valeur patrimoniale
3. Valeur économique
👉 Résultat : une exploitation plus rentable et mieux valorisée lors de la revente.
Intégrer du bambou dans une exploitation, c’est proposer :
Cela peut jouer un rôle déterminant dans la transmission d’une exploitation agricole.
Passons maintenant au cœur du sujet : comment détruire une bambousaie agricole efficacement ?
Contrairement aux idées reçues, le processus est maîtrisé, rapide et économiquement intéressant.
Pour se débarrasser du bambou traçant agricole, on réalise ici une coupe rase, soit 100 % de la surface, en hiver.
👉 Revenus estimés : + 5 000 € / ha.
A noter que cette coupe rase n’a lieu qu’en cas de volonté de détruire sa bambousaie agricole. Une exploitation classique implique une récolte par bandes.
Au printemps, le bambou produit naturellement de nouvelles pousses, issues des réserves de sucres stockées dans les rhizomes. Il s’agit d’une phase normale du cycle biologique du bambou. Laisser ces repousses se développer va permettre de vider les réserves du système racinaire.
Au début de l’été, passage d’un malaxeur forestier. Il travaille sous le niveau du sol afin de détruire les rhizomes ainsi que les repousses. C’est un équipement très répandu chez les entreprises de travaux forestier. Il est d’ailleurs déjà utilisé dans certains cas par les arboriculteurs souhaitant détruire un verger.
👉 Résultat :
À l’automne, plus de bambou, ni de repousse possible : la parcelle est prête à être semée ou plantée.
👉 Bilan : + 2 500 €/ha pour l’agriculteur
La destruction ne génère aucun coût net supplémentaire. Elle est compensée par les revenus supplémentaires liés à la récolte intégrale.
Détruire votre bambousaie vous intéresse ? Nous vous partageons notre expérience dans cette vidéo ⤵️

Une autre inquiétude fréquente concerne l’état du sol : est-il dégradé après une culture de bambou ?
En réalité, c’est souvent l’inverse.
Le système racinaire broyé reste dans le sol et se décompose naturellement.
Résultat :
Cet enrichissement n’est pas le seul bénéfice. Pendant plusieurs années, la parcelle aura été conduite selon des principes agroécologiques, respectueux du sol et du vivant.
Avant plantation :
Pendant la culture :
En résumé, le bambou est une culture d’avenir, réversible, bénéfique en cas de changement d’assolement, et particulièrement pertinente lorsqu’elle est pensée sur le long terme.
Pour un particulier :
Privé de ressources, le système racinaire finit par s’épuiser puis se décomposer.
👉 Pour en savoir plus : Newfi Bamboo
Non. Les espèces cultivées par Horizom ne sont pas considérées comme envahissantes par l’INPN en France métropolitaine.
Présent depuis plus de 200 ans, le bambou n’a pas colonisé les paysages comme certaines espèces invasives (ex : Renouée du Japon, Mimosa).
Sa propagation (1 à 2 m / an via les rhizomes) reste lente et maîtrisable, notamment en contexte agricole.
Les problèmes observés dans les jardins ont pu nuire à son image, mais ne reflètent pas sa réalité en agriculture.
Un agriculteur entretient régulièrement le tour de la parcelle de bambou avec son tracteur muni d’un gyrobroyeur ou d’une sous-soleuse (selon le type de sol).
👉 En agriculture, le bambou traçant est maîtrisé et exploité, jamais subi.
Oui :
Non, si le projet est structuré :
Le bambou est une culture qui vous engage sur le long terme mais elle reste réversible.