


Face aux défis du secteur agricole, Didier, agriculteur à Benquet (Landes), a décidé de planter ses premiers hectares de bambou. Proche de la retraite, il voit dans cette plante une solution pour sécuriser les revenus et préparer la relève pour son fils Clément.
Le bambou est une culture non alimentaire résiliente et facile à entretenir. Pour Didier et Clément, habitués aux cultures traditionnelles (maïs, colza, tournesol, soja), cette plante représente plusieurs avantages :
“Ce qui nous plaît, c’est la manière de travailler le bambou. C’est une plante qui ne demande que 2 à 3 jours de travail par hectare et par an, sans matériel spécifique, ce qui n’engage pas d’investissement particulier. De plus, sa culture nécessite très peu d'intrants et aucun traitement phytosanitaire. Elle est également résistante à toutes les conditions climatiques et n’attire pas les nuisibles comme les cerfs ou les sangliers.”, explique-t-il.

Le bambou s’inscrit ainsi comme une culture avec peu de temps de travail et respectueuse de l’environnement, complémentaire aux cultures classiques.
La collaboration avec Horizom permet :
“Mes cultures traditionnelles sont très dépendantes des aléas climatiques et du marché. Pour rendre l’exploitation pérenne sur le long terme et assurer un avenir à mon fils, il était nécessaire de se diversifier. La plantation du bambou et l’installation du système d’irrigation demandent un investissement de départ mais la rentabilité est au rendez-vous. Les débouchés sont larges et la demande est croissante, ce qui sécurise le projet et garantit la valorisation de la production. Si les premières récoltes de bambou sont concluantes, nous envisageons déjà de doubler, voire de tripler la surface plantée. À terme, cette diversification offrira non seulement un complément de revenu stable pour pour ma retraite et pour mon fils lorsqu’il prendra la relève.”, ajoute Didier Deyres.
En effet, les débouchés du bambou sont multiples. Après récolte, le broyat de bambou peut être utilisé pour la production de biomatériaux dans le secteur de la construction. Très similaire aux plaquettes forestières, c’est une ressource complémentaire au bois pour la fabrication d’isolants et de panneaux. Au-delà des biomatériaux, la biomasse issue du bambou est également valorisable sur d’autres marchés en forte croissance, tels que la biochimie et la bioénergie, pour remplacer des ressources fossiles, ou fortement carbonées.
En amont de chaque projet agricole, l’équipe d’Horizom étudie l'adaptabilité des sols à la culture de bambou à travers des prélèvements de terre et une série d’analyses pédoclimatiques. Elle adopte en parallèle une réflexion sur la circulation de l’eau sur les parcelles et met en place une gestion raisonnée de l’eau avec des systèmes d’arrosage économes (goutte-à-goutte) pilotés en fonction des précipitations et de mesures in situ (station météo + sondes capacitives).
Didier Deyres confirme : “Mes parcelles disponibles étaient en jachère et n’avaient pas reçu d’intrant. Le sol s’est donc révélé sain et adapté à cette culture. De plus, les Landes bénéficient d’une pluviométrie moyenne assez élevée à l’année, ce qui permet de limiter le recours à l’irrigation. C’est un bon point pour l’environnement, tout comme le fait que le bambou absorbe une grande quantité de carbone.”

Le choix de travailler avec Horizom s’est naturellement imposé en raison de l’implantation locale de l’entreprise : “Le fait que Horizom soit à proximité, avec sa pépinière, est rassurant. Je sais que nous serons bien accompagnés, que ce soit pour les conseils techniques ou pour le suivi de la plantation”, explique l’agriculteur.

Par ailleurs, la démarche a suscité beaucoup d’intérêt parmi les agriculteurs voisins : “Ils ont posé de nombreuses questions sur le bambou : pourquoi cette plante, est-elle rentable… ? Ils n’ont témoigné aucune réticence donc ça nous a conforté dans notre choix.”, ajoute-t-il.